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Car si la joie est facilement accessible, le bonheur est tout autrement plus difficile à connaître.
Atteindre le bonheur, une utopie. C'en est d'ailleurs bien la définition.
Rien ne peut nous déloger de ce petit nuage d'amnésie. Ou presque.
Et c'est lorsque le nuage se transforme en pluie, et que l'orage gronde, que l'on comprend l'inaccessibilité de ce bonheur.
Place au temps des regrets, le temps duquel on ne sort jamais intact. Tout ce qui aurait pu changer si l'on avait songé à tout ce qu'on voudrait aujourd'hui.
Mais s'il en est ainsi, le temps des regrets est inapte à faire revenir celui de la joie.
Tout l'espoir du monde ne nous rendra pas cette joie, ce bonheur que l'on croit, un jour, avoir atteint.


