.
.
.A en écouter les gens, le monde s'aime. On se dit tous je t'aime, on compte tous tellement les uns pour les autres.
Mais les jours de pluie, les uns sont d'autres et les autres se font rares. Peut-être quelques uns, pour qui les autres comptent vraiment.
Peu d' uns et d'autres ont été là pour moi. Je les en remercie. Ceux-là savent que, si un jour ils sont l'un, je compte bien être le meilleur autre possible.
Je ne dis plus je t'aime aux premiers venus.
Je n'aime plus au hasard.
J'aime les gens. J'aime que chacun aille au mieux dans le meilleur des mondes. Seulement je ne suis pas homme de miracles et la faim dans le monde, je n'y peux, hélas, pas grand chose.
Je veux aider les gens. Pour la simple joie de recevoir un merci, de me dire que j'ai peut-être évité le pire à quelqu'un - Tout comme certains l'ont fait pour moi. Encore merci à eux - . Mais quelqu'un ne peut pas être tout le monde,et je ne veux pas faire de l'humanitaire à l'usine. L'humanitaire n'est pas pour moi, et j'ai d'autres projets que l'usine en tête.
J'ai aussi des problèmes que certains ne connaissent pas.
Sont-ils là, ceux qui réclament mon soutien sans même me connaître? Non.
Je suis au plus mal et certains, qui se disent être mes amis, ne sont pas au courant de cela.
Alors qu'ils aillent demander ailleurs l'aide d'un ami. Je ne serai désormais plus l'ami de tout le monde.
Mon amitié, tout comme mon temps, est comptée
et je ne l'offrirai pas aux premiers venus.
PORTUGAL 2oo8